vendredi 18 juillet 2014

A contre-courant

Quel que soit le domaine, il est rarement aisé d’avancer à contre-courant. C’est actuellement le cas pour mes deux derniers investissements qui vont à l’encontre de la pensée dominante du marché.
 
Comme vous le savez, j’essaie souvent de tirer parti des grandes peurs souvent simplifiées et exagérées par le marché. Cette stratégie est souvent profitable et j’ai pu réaliser de bons investissements qui étaient à contre-courant par le passé. Mais qu’en sera-t-il de mes deux dernières positions ? J’en doute moi-même.

De qui s’agit-il ? Je nomme Suedzucker et Morrisons !

Suedzucker (Allemagne) est principalement un producteur de sucre (environ 50% du chiffre d’affaire). La grande peur du marché concerne la fin des quotas européens prévue en 2017 livrant les producteurs européens (betterave) à la concurrence des producteurs brésiliens (canne) et autres gros exportateurs. De plus, en ce moment le cours du sucre est à un niveau extrêmement bas, dû à une série d’années de production mondiale supérieure à la consommation. Les stocks de sucre sont au plus haut.

Cours de l'action Suedzucker sur 5 ans

Cours du sucre sur 5 ans

Ces craintes sont justifiées et me préoccupent également mais je pense qu’il faut voir plus loin. Tout marché s’ajuste avec le temps, la faiblesse des cours du sucre devrait pousser certains producteurs à se tourner vers d’autres cultures (et certaines raffineries ferment déjà) alors que la consommation de son côté devrait continuer de progresser de 2% annuellement en moyenne. Il ne faut pas non plus prendre les nombreuses années de bonnes récoltes comme étant une constante devenue intemporelle. La région Centre-Sud du Brésil pourrait très bien être frappée par une maladie ou un événement climatique (El niño…) dans un futur proche. Cela amputerait fortement le stock mondial et rétablirait un certain équilibre. Pour finir, concernant la fin des quotas, je pense qu’il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de lobbying du premier producteur de sucre européen.

Je ne spécule pas sur un élément en particulier mais je pense que la situation ne sera pas forcément aussi terrible qu’annoncée. Suedzucker a très peu de dettes, génère 700 millions de cash-flow opérationnel et vaut 3Mds € en bourse actuellement contre 7Mds € à son plus haut, en mars 2013.

Morrison (Royaume Uni) est une chaine de supermarché britannique qui perd des parts de marché face à la concurrence du hard discount. La grande peur du marché est l’effet dévastateur qu’aura la guerre des prix (déjà en cours) dans ce secteur ultra concurrentiel. Le marché n’a plus confiance dans le management de cette chaine qui a plusieurs fois changé de stratégie et semble manquer de cohérence. De plus, cette société a posté une perte nette pour l’exercice 2013.

Cours de l'action Morrison sur 5 ans

Je suis en phase avec le marché concernant la situation concurrentielle et j’ai malheureusement commencé à investir dans Morrison peu avant le lancement de la grande guerre des prix (campagne « I’M cheaper » lancée par Morrison). Concernant la perte comptable, qui est un élément de pessimisme facile à opposer, il faut aller un peu plus loin et voir qu’il ne s’agit que de grosses dépréciations très exceptionnelles (pour 900 millions £) sans lesquelles le résultat aurait été largement positif (environ +700 millions £ de mémoire). En revanche, j’ai du mal à comprendre la vision du management et je doute de ses compétences quand je vois le prix de vente ridicule de Kiddicare (vente en ligne de produits pour bébés) : 2 millions £ pour une activité réalisant 80 millions £ de chiffre d’affaire (vente annoncée il y a deux jours)… une vente sur le marché privé pour 5% du chiffre d’affaire me laisse sans voix…

Pourquoi diable ai-je investis dans cette société ? Je l'ai fait (peut-être à tort) en partie compte tenu de la valeur de ses actifs immobiliers: Morrison possède l’immobilier de 90% de ses supermarchés, centres de distribution et centres de production (oui, Morrison est fortement intégrée verticalement). J’estime la valeur des actifs nets de dettes de Morrisons légèrement au-dessus de 300 pence par action contre un cours boursier de 180 pence actuellement. Je tablais également sur un retour à la moyenne des ventes par m² mais c’était sans compter les récents changements de stratégies du management. Le cash-flow opérationnel autour du Milliards de £ me confortait également. Enfin, vivant à Londres et faisant régulièrement mes courses chez Morrison, je constatais une affluence importante, bien loin du pessimisme des différentes études de marché.

Morrison côte actuellement 4,2 Mds £ (+2.8Mds de dettes) pour 18 Mds £ de chiffre d’affaire et 720 millions de cash-flow opérationnel.

Opportunités ou value-traps, c’est souvent la question que l’on se pose dans des investissements à contre-courant. Le temps nous donnera son verdict !


Je ne recommande aucune des actions citées dans cet article (ni à l’achat ni à la vente), je possède des actions Morrison et des actions Suedzucker et je ne compte pas faire de transaction les concernant dans les prochaines 48h.

lundi 30 décembre 2013

La fin des bonnes affaires

A la recherche d'une aiguille...
La hausse récente du marché action a réduit de facto le nombre d'opportunités disponibles. Je dois dire que je peine désormais à trouver des sociétés présentant de larges décotes sur ce que j'estime être leur valeur intrinsèque.

Je vois de plus en plus de "2-baggers" dans mon portefeuille qui a progressé de 29% en 2013. A l'instant où j'écris ces lignes je viens de solder une position pour 2,9 x mon prix d'acquisition (acheté one-shot en 2011) car je n'y vois plus aucune marge de sécurité.

Voici à titre d'exemple mon portefeuille en novembre 2013: (classement par poids dans le portefeuille)

Titre ISIN PRU Cours  +/- values Poids Commentaire
MALTERIES FCO-BEL. (MALT) FR0000030074 175,40 € 194,50 € 10,89% 12,91% Le cours est récemment passé à 229€ suite à un achat ayant vidé le carnet d'ordre.
SECURIDEV (SCDV) FR0000052839 24,93 € 32,50 € 30,38% 9,40%
CHAUF.URB. FR0000052896 85,35 € 101,49 € 18,91% 7,70% Très beaux résultats cette année (rigueur climatique)
BNP PARIBAS ACT.A FR0000131104 29,58 € 54,11 € 82,93% 6,73%
 EXACOMPTA CLAIREF. FR0000064164 39,64 € 52,10 € 31,43% 5,68% "Asset Play": grosse décote sur actif net mais problème de réallocation du capital à des taux extrêmement bas.
SOCIETE GENERALE (GLE) FR0000130809 15,65 € 40,43 € 158,33% 4,89% Je compte solder cette ligne dans les prochaines 24h. J'avais acheté par esprit contrarian principalement. Avec les dividendes c'est quasiment un 3 baggers.
SG TITRE SUB TMO (-) FR0000585564 0,64 € 0,69 € 7,04% 3,92% Subordonné au paiement d'un dividende.
AXA FRNPL (XS0188935174) XS0188935174 0,57 € 0,95 € 66,35% 3,36% Perpétuelle à taux fixe.
ETAM DEVELOPPEMENT (TAM) FR0000035743 10,49 € 22,23 € 111,90% 3,16% Je n'ai pas apporté mes titres à l'offre de rachat (en partie pour des raison fiscales).
 SUEDZUCKER(XETRA) DE0007297004 23,42 € 20,79 € -11,23% 3,08% Le cours a baissé entre temps et j'ai renforcé autour de 18,5.
CR.AG.TV0303 12ANS (ACABC) FR0000181307 0,83 € 1,00 € 20,53% 2,97%
Michelin SA FR0000121261 46,07 € 79,00 € 71,48% 2,43%
AXA (CS) FR0000120628 8,59 € 18,83 € 119,12% 2,23%
FAIVELEY TRANSPORT (LEY) FR0000053142 37,06 € 57,50 € 55,14% 2,04%
 ROUGIER S.A. FR0000037640 26,42 € 28,55 € 8,06% 1,89%
CASINO TV TSDI (CATS) FR0010154385 0,62 € 0,78 € 25,87% 1,84%
PEUGEOT (UG) FR0000121501 8,57 € 10,31 € 20,26% 1,71% J'ai soldé la moitié de la ligne un mois avant ce reporting. Comme SG, j'avais acheté par esprit contrarian principalement. Secteur en surcapacité avec un point mort extrêmement élevé.
BNPTMOFRN29OCT49 (-) FR0000572646 0,68 € 0,68 € -0,37% 1,63%
CASINO GUICHARD (CO) FR0000125585 62,61 € 81,79 € 30,63% 3,00%
ORANGE (ORA) FR0000133308 7,39 € 9,42 € 27,40% 1,52%
Interparfums SA FR0004024222 16,86 € 30,50 € 80,90% 1,48%
BOIRON (BOI) FR0000061129 18,86 € 47,76 € 153,23% 1,42% J'ai soldé la moitié de la ligne un mois avant ce reporting. A quel prix payer la croissance ?
LDC (LOUP) FR0000053829 75,05 € 118,53 € 57,95% 1,40% A profité de la faillite de ses concurrents en Bretagne.
CICTSDIFRN29JUL49 (-) FR0000584377 0,61 € 0,62 € 1,19% 1,40%
BONGRAIN (BH) FR0000120107 47,88 € 58,20 € 21,57% 1,38%
TOTAL (FP) FR0000120271 37,85 € 44,46 € 17,45% 1,37%
NIBC FRNPL (XS0249580357) XS0249580357 0,46 € 0,57 € 22,55% 1,35%
SCOR SE (SCR) FR0010411983 18,02 € 25,80 € 43,16% 1,22%
ACHMEA 6.000% PERP NL0000168714 0,91 € 1,02 € 12,51% 1,21%
FLEURY MICHON (FLE) FR0000074759 28,03 € 48,00 € 71,28% 1,14%
Lyxor ETF CAC 40 (CAC) FR0007052782 30,13 € 42,49 € 40,99% 1,06%
Séché Environnement FR0000039109 29,85 € 28,60 € -4,17% 1,02% Fin des déboires avec la SAUR…
SANOFI (SAN) FR0000120578 51,49 € 78,45 € 52,37% 0,93% Acheté au moment ou tout le monde craignait le "patent cliff". Pas eu l'occasion de renforcer depuis.
BOUYGUES (EN) FR0000120503 32,54 € 28,29 € -13,07% 0,67%
CNP ASSURANCES (CNP) FR0000120222 15,36 € 14,00 € -8,86% 0,46%
VIEL ET COMPAGNIE (VIL) FR0000050049 2,88 € 2,35 € -18,40% 0,28%
AUSYFRN20OCT14 (-) FR0010805358 0,69 € 0,90 € 30,26% 0,10% Remboursement du principal par amortissements.
SNS 6.258-VAR% PERP XS0310904155 0,71 € 0,00 € -100,00% 0,00% Expropriation. Actions en justice en cours.

Depuis sa création en 2009 le portefeuille a progressé de +116%, ce qui reflète un rendement annualisé de 17,4%. Je considère que les conditions actuelles ne permettent pas de répliquer cette performance de façon sereine (avec une marge de sécurité).

Je recherche donc actuellement des sociétés solides, peu cycliques, ayant d'importants cash-flows, relativement cheap et cotées dans des pays sans "withholding tax" de préférence (comme Singapour par exemple). Des idées ?

mercredi 6 novembre 2013

Le LBO parfait



J’aimerais revenir sur un cas de LBO (leverage buy out : rachat d’entreprise avec effet de levier) que je considère comme emblématique car cette opération a été menée avec brio en utilisant les principales techniques d’ingénierie financière pratiquées par les fonds de capital investissement.

Il s’agit du LBO mené en 2004 par Blackstone (fond d’investissement américain) et dont la cible était Celanese, société allemande dans l’industrie chimique.

Ce groupe était une cible idéale pour plusieurs raisons aux yeux de Blackstone :
  1. Cash-flows suffisamment importants et stables  (nécessaire pour soutenir un tel montage)
  2. Faible valorisation (liée au contexte macro et au fait que l’activité soit cyclique)
  3. Organisation loin d’être optimisée (lié à l’historique de la société, née de successions de fusions et acquisitions. Par exemple le siège était en Allemagne alors que 80% de l’activité était basée aux USA)
  4.  Un management trop bureaucratique (donc à remplacer au moins partiellement)
  5. Amélioration possible de la productivité de différentes usines (via des investissements en matériel performant et autres CAPEX)
  6. Présence d’actifs et d’activités non rentables (à liquider)
  7. Différence de multiples de valorisation utilisés entre Francfort et New York
  8.  La possibilité à terme de baisser le coût de financement de Celanese (grace à l’augmentation prévue du cash-flow une fois les opérations de restructuration terminée).

Tous ces éléments ont été utilisés au maximum lors de cette opération et l’effet de levier créé par la dette (niveau holding) a amplifié le tout. Je passe les classiques avantages de la déduction fiscale des intérêts ainsi que la protection juridique apportée par l’utilisation d’une holding.

Déroulement de l’opération (résumé):

Mai 2004 : Après de multiples négociations avec les actionnaires principaux de Celanese, Blackstone acquière 84% des actions pour 3,9Mds de dollars ce qui correspond à un peu plus de 4x le cash-flow. Blackstone n’apporte que 650M$ de fonds propres et emprunte « le reste ».

Septembre 2004 : Après avoir mené plusieurs opérations de restructuration et déplacé le siège aux Etats-Unis, Blackstone fait émettre 513M$ par Celanese qui redistribue immédiatement ce montant en dividendes. Blackstone récupère ainsi 75% de son investissement initial au bout de 5 mois.

Janvier 2005 : Blackstone lance l’introduction en bourse de Celanese sur le New York Stock Exchange via une émission de titres. Celanese cote désormais à un multiple de 6,4x son cash-flow (contre 4x initialement). Cette opération rapporte 800M$ de cash à Blackstone qui conserve encore le contrôle de la boite.

Mai 2007 : Blackstone vend ses dernières actions de Celanese… l’ensemble aura finalement rapporté 2,9Mds de dollars de profits pour Blackstone pour un investissement initial de 650M$.


Blackstone aura donc multiplié son investissement par 5 en 3 ans. En fait, après calcul et étant donné que pas mal de cash avait été récupéré dès la première année, le taux de rentabilité interne se retrouve propulsé à un niveau stratosphérique : +348% annuel.

Tableau récapitulatif des cash-flows (niveau holding, pour Blackstone et ses co-investisseurs, en millions de dollars):

Bon ok, je peux aller me rhabiller avec mes +16,4% annuel :D

lundi 8 juillet 2013

Détectez les manipulations comptables !

Un dirigeant d'entreprise demande à son comptable: "combien font 2+2?" Le comptable fronce les sourcils et répond: "ça dépend, quel résultat désirez-vous pouvoir annoncer?".
Cette petite blague(*) est révélatrice des nombreuses possibilités de manipulation comptable.

Comme vous le savez, il est possible de modifier le résultat net en agissant sur:
  • Les dépréciations (méthode, durée...)
  • Les diverses réévaluations d'actifs (sans même parler du "mark-to-model")
  • La comptabilisation précoce de certains contrats dans le compte de résultat
  • Le choix d'hypothèses actuarielles (pour les fonds de retraite)
  • La capitalisation des intérêts payés pour financer un projet
  • etc...
Voilà, malgré le fait que le résultat net est censé refléter au mieux la capacité bénéficiaire d'une l'entreprise (si le monde était parfait), il s'agit surtout du chiffre le plus manipulable. On remarque facilement que plus on remonte vers le chiffre d'affaire et plus les chiffres sont fiables. Les cash-flows sont également très difficiles à manipuler.

Jusque là, rien de nouveau pour les analystes chevronnés qui suivent ce blog et qui sont accros aux différents FCFF et FCFE (mesures de cash flows).
L'objectif de cet article est de montrer un indicateur de "fiabilité du résultat" (**).
Cet indicateur est le ratio entre NI-(CFO+CFI) qui est en fait la différence entre le résultat net et un pseudo "résultat cash" et la moyenne de l'actif opérationnel net: (NOAt+NOAt-1)/2.

Soit: 
accrual ratio (détection de fraude comptable)

Avec:
  • NOA = Net Operating Assets = Fonds-propres - Cash + Dette financière
  • NI = Net Income = Résultat Net
  • CFO = Cash from Operations
  • CFI = Cash from Investments

Plus ce ratio est élevé et moins le résultat net est soutenu par du cash, ce qui traduit un manque de fiabilité dans le résultat net.

Il a été remarqué une forte corrélation entre ce ratio et les cas de fraude comptable, ce qui le rend vraiment pertinent.

Cela pourra donc éviter à certains d'investir dans des boites dont les comptes sont trafiqués et permettra aussi aux plus téméraires de shorter certaines de ces dernières ! (Comme tous les autres ratios, il ne s'agit pas de l'utiliser seul bien sûr).

Il est également important de resituer cette information dans son contexte: une société qui n'investit plus dans son outil de production aura plus de dépréciations que d'investissements mais cela ne serait pas un bon signe non plus !

Bref, un esprit logique et perspicace est plus important que tous les ratios du monde, mais bien utilisés, ces ratios reste d'excellents outils.

Je vous souhaite à tous de réaliser de bons investissements !

(*) Blague tirée de "the aggressive conservative investor" de Martin Whitman.
(**) "Accrual ratio", ratio décrit dans le chapitre "Analysis of Financial Statements" du CFA level II

mercredi 3 avril 2013

Quelques stats du portefeuille

Avec un peu de retard, voici les résultats 2012:

 Performances:
2012
+23,56%
2011
+3,7%
2010
+12,26%
2009
+16%

Depuis création (4 ans)
+77%


Volatilité: (annuelle)
12.2%
Rendement annuel moyen:
+15.4%
Sharpe ratio:
1.26
Max Drawdown:
-15.04%

Le chiffre qui me donne le plus de satisfaction est le max drawdown qui se limite à 15% (perte maximale enregistrée sur la durée de vie du portefeuille).

En image:

Evolution du portefeuille d'actifs Vs CAC40
(Cliquez pour agrandir)


Voici le graphique représentant les rendements journaliers du portefeuille Vs le CAC:
Régression cac40 Vs portefeuille
(cliquez pour agrandir)


La droite de tendance donne un béta de 0,46 et un alpha de 0,001% par jour (=négligeable). Donc pas de sur-performances mais un risque de marché réduit de 50% par rapport au CAC40.

Donc malheureusement, sur l'année 2012, je n'enregistre pas un alpha positif (pas significatif en termes de statistiques).

Je dois préciser que l'indice CAC40 n'est pas une bonne base de comparaison car il s'agit d'un indice "nu" (les dividendes ne sont pas comptés) et représente mal le portefeuille qui contient une grande part de small-caps. Je vais y travailler.

Le coefficient de détermination est de 0,60. Donc en gros, 60% de la performance s'explique par les "variations de marché" et le reste correspond a des mouvements individuels, liés à la sélection des titres.

Donc finalement le bilan est assez mitigé (les +23% ne m'impressionnent pas), aucun miracle ne s'est produit en 2012. Il faut garder à l'esprit que ces mesures (alpha, etc) se basent sur une année seulement (une mesure sur les années précédentes donnerait un joli alpha mais dénué de sens à cause de la faible allocation en actions de l'époque), attendons donc la suite.

En tous cas, je suis satisfait de la gestion des risques, le portefeuille évolue de façon assez stable  pour le moment (touchons du bois!).

Bonne continuation à tous dans vos investissements !